GABORIAU, Emile

dimanche 30 octobre 2011
par  Marie

Émile Gaboriau est né en 1832, en Charente-Maritime. Il monte à Paris pour faire carrière dans le journalisme, après une aventure militaire en Afrique. Il s’est déjà fait la plume dans plusieurs journaux : La Vérité, Le Tintamarre, Le Progrès de Lyon, et surtout Jean Diable dont le directeur, Paul Féval, le prend aussi comme secrétaire et où il acquiert la maîtrise de son métier de chroniqueur. Et comme c’est une époque où tout journaliste qui se respecte est aussi romancier. Émile Gaboriau écrit des romans, à tonalité historique ou le plus souvent satirique, qui vaut succès et notoriété. Citons notamment, le 13e hussard, pochade de la vie militaire, et Les Gens de bureau, où s’affûte son sens du croquis et son talent pour l’étude de mœurs. C’est avec L’Affaire Lerouge (1865) et Monsieur Lecoq (1869), que la gloire consacre Émile Gaboriau, écrivain d’un genre nouveau, inventeur incontesté du roman « judiciaire ». Il meurt brusquement en 1873, Dentu, son éditeur, persuade alors sa veuve de publier, à titre posthume, des textes restés inédits, des chroniques, de courtes nouvelles, et surtout, Le Petit Vieux des Batignolles, qui avait paru en feuilleton dans le Petit Journal de la veille de la guerre de 1870 aux premières semaines de la Commune.

Titres : Sont parus dans diverses éditions dont les éditions Le Masque (Collection labyrinthe) qui rééditent quelques titres.

13e hussard - 1861

Les Gens de bureau - 1862

L’affaire Lerouge - 1866 - éditions La Bohème, coll. Les Sillons littéraires, 1992, 440 p.

Histoire : Depuis plusieurs jours, dans le village de Jonchère, près de Bougival, on s’inquiète pour Mme Lerouge. Les voisines appellent les gendarmes qui constatent le décès de Mme Lerouge. Le juge d’instruction, M. Daduron, le chef de la sûreté, Gévrol et de son aide de camp, Lecoq, sont perplexe devant ce mystérieux crime. Ils font appel à un amateur, le Père Tabaret dit "Tirauclair".

Commentaire : Bonne intrigue, avec beaucoup de rebondissements inattendus.

Le Dossier 113 - 1867

Le Crime d’Orcival – 1867 - éditions Ombres, 2001, 384 p.

Histoire : Après l’assassinat de la comtesse de Trémorel à Orcival, le père Plantat et l’inspecteur Lecoq mènent l’enquête.

Commentaire : Se lit assez bien, beaucoup de description, la fin un peu romanesque !

Les Esclaves de Paris - 1868

Monsieur Lecoq - 1869

Histoire : Lors d’une tournée d’inspection à la barrière d’Italie, l’inspecteur Gévrol et ses hommes entendent des cris et des détonations dans le cabaret de la mère Chupin, "la Poivrière". Sur place, ils découvrent deux hommes morts et un agonisant, à l’étage, la mère Chupin terrée et un homme tenant un pistolet. Pour Gévrol, l’affaire est simple : c’est l’homme au pistolet. Un agent de Gévrol, Lecoq cherche des indices qui innocente l’homme.

Commentaire : l’histoire est en deux parties, ce qui est arrivé, ce qui l’a provoqué. On y retrouve également le personnage de "Tirauclair" (voir l’affaire Lerouge).

A lire sur le site Internet : Monsieur Lecoq

La Vie Infernale - 1870

La Clique dorée - 1871

La Corde au cou - 1873

La Dégringolade - 1873

Le Petit Vieux des Batignolles - 1876, suivi de la nouvelle Maudite Maison, édition Liana Lévi, 1991, 151 p.

Histoire : Le narrateur, M. Godeuil, étudiant en médecine, est intrigué par M. Méchinet, son voisin. Après moult hypothèses, il découvre le métier de son voisin en l’accompagnant rue des Batignolles, où un crime vient d’être commis. M. Méchinet est un policier - enquêteur. A eux deux, ils essaient de démêler le vrai du faux.

Commentaire : Un peu court, mais il y a beaucoup de suspens !!


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